Le coton, produit pour l’essentiel en Afrique de l’Ouest, en Inde et aux États-Unis, est une production dont le cours est éminemment variable. Si les producteurs des pays développés n’en subissent pas les conséquences, il n’en va pas de même pour ceux d’Afrique de l’ouest dont la situation est de ce fait particulièrement précaire.
Pour un développement local durable
L’objectif de la filière coton équitable est de soutenir ces producteurs
afin de leur permettre de vivre dignement de leur activité professionnelle dans
le respect de l’agriculture familiale qui est la leur. Comme pour les autres
productions équitables, cette filière repose sur
les trois piliers du
développement durable :
- Le pilier économique : Max Havelaar définit un prix seuil en fonction
des niveaux de vie des pays considérés.
Le prix payé aux producteurs ne suit le cours du coton que lorsque celui-ci est
supérieur au seuil définit. Une prime au développement de 5 centimes le kg est également versé aux coopératives, qui peuvent ainsi mettre en place
des projets de développement communautaire
(école, maternité, magasin de stockage, puits…)
- Le pilier social : Max Havelaar a fait le choix de
ne travailler qu’avec les coopératives, partant du principe que celles-ci sont
plus fortes pour défendre leurs intérêts. Ces coopératives doivent respecter
les conventions de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), portant
entre autre sur la réglementation du travail des enfants. En outre, les femmes
perçoivent directement leur salaire sans passer par leurs maris. Enfin,
le choix des projets communautaires est celui des producteurs de la
coopérative.
- Le pilier environnemental : Les coopératives certifiées se
doivent de respecter au maximum l’environnement. L’utilisation de 128 produits
phytosanitaires est ainsi interdite, et les producteurs sont formés à
l’utilisation de produits autorisés. La culture des OGM est interdite.
Les marques de prêt-à-porter doivent s'engager
Aujourd’hui, les marques de prêt-à-porter s’intéressent peu au
coton issu de cette filière dont le développement est ralenti par l’absence de
marché conséquent. C’est pour cette raison que Max Havelaar France a lancé en
janvier 2010 une campagne destinée à mobiliser massivement les consommateurs
sur cette thématique.
Le but est d’inciter les marques de prêt-à-porter à intégrer du coton équitable
dans leurs collections. Cette campagne, relayée sur le terrain par des
associations étudiantes membres d’
ACT2E (dont ISF Bordeaux), consiste à faire
signer une pétition témoignant de l’intérêt des consommateurs pour des produits à base de coton équitable et d’une récolte d’étiquette symboles de la prise de conscience de la composition de nos vêtements visant à scénariser la campagne.
Cette campagne prendra fin le 27 février avec l’organisation d’évènements dans les grandes villes de France. Vous pouvez y apporter votre soutien en signant la pétition sur internet à l’adresse
suivante :
www.changeonsdetiquette.com
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