- 19 Sep , Paris
- 2 Oct - 3 Oct , Compiègne
- 16 Oct - 17 Oct , Marseille
- 16 Oct - 17 Oct , Strasbourg
- 16 Oct - 17 Oct , Angers
- 16 Oct - 17 Oct , Chambéry
Ainsi, alors qu’elle n’apporte qu’un très faible soutien (voire aucun soutien) aux secteurs jugés indispensables en terme de réduction de la pauvreté (agriculture, eau, santé, éducation...), la BEI affecte d’énormes financements à de grands
projets miniers, notamment dans la région ACP. ll est choquant qu’une
institution européenne, dont le capital est souscrit par les Etats
membres, soutienne un secteur dont les conséquences sur les populations
et l’environnement sont aussi dévastatrices, alors qu’elle ne dispose
d’aucune norme pour limiter les risques.
A la fin de l’année 2007, la BEI a lancé un processus de révision de ses normes sociales et environnementales qui sera ouvert aux organisations de la société
civile. C’est une première ! Cette occasion de se mobiliser et de
contribuer à l’évolution de cette banque est essentielle.
Parce que la France est l’un des actionnaires principaux de la BEI, et qu’elle a à ce titre une lourde responsabilité, les amis de la Terre demandent aux décideurs politiques français de se mobiliser afin que la France intervienne fermement
auprès de la BEI pour qu’elle assume les responsabilités liées à son
rôle de banque de développement de l’Union Européenne dans les pays du sud.
Elle devra :
- Arrêter de financer des projets miniers en Afrique tant qu’elle ne se sera pas dotée de normes sociales et environnementales crédibles (moratoire)
- Respecter dans la zone ACP l’objectif de promotion du développement durable inscrit dans les accords de Cotonou (que la BEI doit respecter)
- Profiter du processus de révision de ses normes environnementales et sociales en 2007-08 pour se mettre au niveau des meilleures normes internationales en vigueur
- Améliorer significativement la transparence de ses opérations, afin de permettre un contrôle de l’utilisation de ses fonds publics..